ALAMAU 2026 : de jeunes leaders se réunissent pour repenser l’avenir de l’Afrique

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Du 18 au 22 mars 2026, l’African Leadership Academy a accueilli la 13e édition annuelle de la conférence « ALA Model African Union » au centre de conférences Misty Hills, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Sous le thème

Sous le thème « Concrétiser la renaissance africaine grâce à l’unité stratégique dans un ordre mondial en mutation », ALAMAU 2026 a réuni des jeunes de tout le continent afin qu’ils se glissent dans la peau de décideurs politiques, de diplomates, de négociateurs et de spécialistes de la résolution de problèmes.

La conférence de cette année a accueilli 162 délégués, représentant 32 nationalités et 12 établissements scolaires répartis dans 8 pays. Au cours de ces quatre jours, les délégués ont présenté plus de 150 exposés de position et ont participé à 9

Ils ont assisté à des séances de commission, participé à 12 heures de débats en direct, pris part à 6 ateliers d’experts et écouté 5 intervenants et participants aux tables rondes.

ALAMAU repose sur un principe simple : les jeunes ne doivent pas seulement se familiariser avec la gouvernance, ils doivent aussi la mettre en pratique. À travers des simulations des structures de l’Union africaine, les délégués ont été mis au défi de comprendre les intérêts nationaux, de former des coalitions, de négocier malgré les divergences et de proposer des réponses politiques concrètes à des enjeux complexes. Il en a résulté une conférence à la fois rigoureuse et collaborative, ancrée dans la conviction que l’avenir de l’Afrique sera façonné par des dirigeants capables de travailler au-delà des frontières et des institutions.

Une conférence fondée sur l’unité stratégique

Le thème de 2026 invitait les délégués à réfléchir aux conditions nécessaires à une renaissance africaine dans un contexte de mutations mondiales. Au sein des différentes commissions, les étudiants ont débattu de questions liées à la souveraineté numérique, à l’éducation, au travail, à la santé, à la dette, à la résilience climatique, à l’investissement et à l’autonomie du continent.

Les résolutions adoptées par les commissions reflétaient l’ambition et le sérieux du travail accompli par les délégués. Au sein du Conseil économique, social et culturel, les délégués ont proposé des stratégies visant à développer la maîtrise des TIC et à renforcer les droits numériques des jeunes. Au sein de l’Agence de développement de l’Union africaine – Partenariat pour l’Afrique’s

Dans le cadre du développement, ils ont examiné les normes d’investissement continentales et les cadres de préservation de la valeur. La commission technique spécialisée sur l’éducation, la science et la technologie a appelé à la mise en place d’échanges intra-africains en matière de recherche, d’une certification régionale des enseignants et de modèles de bourses d’études favorisant un mouvement de « Brain Gain ». D’autres commissions se sont penchées sur la formalisation du travail informel, le développement des énergies renouvelables, les économies vertes et numériques, ainsi que sur la vulnérabilité de l’Afrique au sein du système mondial de la dette.

Ces débats ont incité les délégués à réfléchir non seulement à ce à quoi pourrait ressembler l’avenir de l’Afrique, mais aussi aux choix institutionnels, aux compromis et à la coordination nécessaires pour le construire.

S’inspirer des dirigeants de tout le continent

La conférence s’est ouverte par un discours liminaire de M. Nelson Muffuh, coordinateur résident des Nations unies pour l’Afrique du Sud, qui a invité les délégués à considérer la population jeune africaine comme l’un des plus grands atouts stratégiques du continent. Dans son intervention, il a souligné que le leadership des jeunes devait s’exercer dès maintenant, par un engagement éclairé face aux enjeux qui façonnent leurs sociétés, et que la puissance de l’Afrique dans un ordre mondial en mutation dépendra d’un positionnement coordonné à l’échelle du continent.

La table ronde diplomatique a permis aux délégués d’échanger directement avec des responsables du Parlement, de la société civile, de l’AUDA-NEPAD et du Parlement panafricain. Parmi les intervenants figuraient l’honorable Nobunto Hlazo-Webster, Mme Jessica Annor, M. Moeketsi Koahela et Mme Lindokuhle Dlamini. Leurs réflexions ont incité les délégués à aller au-delà d’une inclusion symbolique des jeunes pour s’orienter vers une participation structurelle, une conception des politiques tenant compte des questions de genre, des programmes nationaux plus solides, un engagement civique numérique et des systèmes de santé continentaux coordonnés.

Pour de nombreux délégués, ces sessions ont permis de faire le lien entre les débats en commission et les réalités de la gouvernance. Ils ont pu écouter directement des professionnels travaillant au sein des systèmes qu’ils simulaient et ont été invités à considérer le leadership non pas comme un titre futur, mais comme une responsabilité présente.

Ateliers « Au-delà de la salle de commission »

Si la simulation diplomatique est restée au cœur d’ALAMAU, la conférence de 2026 a également proposé des ateliers pratiques destinés à doter les délégués d’outils qu’ils pourraient mettre en pratique au-delà de la conférence.

Les ateliers ont porté sur l’entrepreneuriat, la gestion responsable de l’environnement, le bien-être financier, l’orientation universitaire, les carrières dans le domaine des arts et le développement du leadership. Les participants ont appris à identifier les besoins non satisfaits au sein de leurs communautés, à mettre en pratique l’innovation frugale, à comprendre la tension entre industrialisation et décarbonisation, à adopter de saines habitudes financières, à faire des choix universitaires plus réfléchis et à considérer l’économie créative comme une voie sérieuse vers un travail épanouissant et durable.

Ces sessions ont permis aux participants de réfléchir à la personne qu’ils sont en train de devenir, à ce qu’ils souhaitent construire et à la manière dont ils peuvent commencer à mettre en pratique leurs compétences en matière de leadership au sein de leurs établissements scolaires, de leurs communautés et dans leur future carrière.

Un comité de crise axé sur les solutions

L’un des volets académiques les plus rigoureux d’ALAMAU 2026 a été le Comité de crise, mis en place en partenariat avec le World Gold Council. Cette session a abordé le thème « Lutter contre le financement illicite lié à l’or et l’extrémisme au Sahel », un sujet qui se situe à la croisée de la sécurité, des moyens de subsistance, de la gouvernance économique et de la stabilité régionale.

Le Comité de crise a été conçu comme une simulation au rythme soutenu de la prise de décision en temps réel. Contrairement aux comités traditionnels, les délégués ne pouvaient pas s’appuyer sur des discours préparés ni sur des positions rédigées à l’avance. Vingt-quatre délégués sélectionnés, issus des participants les plus brillants de la conférence et du corps de presse, se sont vu attribuer de nouveaux pays, ont reçu un nouveau guide d’étude et ont disposé d’un délai de préparation limité avant de participer à la simulation.

Au cours de cette session, les délégués ont été invités à se pencher sur les questions politiques complexes qui se posent lorsque les gouvernements et les institutions régionales cherchent à renforcer la surveillance, à protéger les moyens de subsistance et à instaurer un climat de confiance avec les communautés. Les délégués ont examiné le rôle de l’exploitation aurifère artisanale et à petite échelle en tant que moyen de subsistance dans l’ensemble du Sahel, les risques engendrés lorsque des flux informels ou illicites sont exploités par des groupes armés, ainsi que les défis liés à la mise en place de systèmes formels dans des contextes où la confiance et les capacités de l’État peuvent être limitées.

Le comité s’est articulé autour de solutions concrètes et tournées vers l’avenir. S’appuyant sur les contributions et les documents de référence fournis par le World Gold Council, notamment des ressources relatives à l’exploitation artisanale et à petite échelle de l’or, les délégués ont débattu de recommandations portant sur la traçabilité, la transparence, la formalisation, la protection des moyens de subsistance, les capacités institutionnelles et la gouvernance responsable.

Cette session a invité les délégués à trouver un équilibre entre les préoccupations en matière de sécurité et les réalités économiques, à prendre en compte les conséquences imprévues de l’élaboration des politiques et à élaborer des propositions qui tiennent compte à la fois de l’urgence de la question et de l’importance d’approches inclusives fondées sur la confiance. Plutôt que de réduire le sujet à un seul acteur ou à une seule cause, la simulation a aidé les étudiants à comprendre la complexité des chaînes d’approvisionnement, les lacunes en matière de gouvernance, les moyens de subsistance des communautés et la sécurité régionale.

Avec toute ma gratitude

L’ALA tient à exprimer sa profonde gratitude à l’ensemble des délégués, conseillers, animateurs, intervenants, participants aux tables rondes, membres du Secrétariat et membres du personnel qui ont permis la tenue de l’ALAMAU 2026.

Nous tenons à remercier tout particulièrement le World Gold Council, sponsor principal d’ALAMAU 2026. Son soutien a permis de rendre la conférence accessible à des délégués qui, sans cela, n’auraient peut-être pas pu y participer, a financé des éléments clés de l’expérience de la conférence et a renforcé la rigueur académique du Comité de crise grâce à des contributions réfléchies, des documents de référence et une approche axée sur les solutions face à une question politique complexe. Ce partenariat a permis de faire en sorte qu’ALAMAU 2026 ne soit pas seulement une simulation de leadership, mais un exercice significatif de résolution de problèmes éclairée et responsable. Le partenariat plus large entre l’ALA et le World Gold Council intègre la gouvernance minière dans le programme d’études, soutient l’octroi de bourses, renforce l’engagement des jeunes dans les questions politiques et ouvre des perspectives de carrière dans ce secteur.

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